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Une étude de l’UPV/EHU et de Neiker – Tecnalia met en avant l’importance de chercher de nouvelles variétés de pin résistantes au changement climatique.
Le pinus radiata du Pays Basque est précisément l’un des moins tolérants face à la pénurie d’eau.
Le pinus radiata est l’espèce arborescente par excellence des forêts du Pays Basque. Comme pour d’autres types de pins, la pénurie d’eau est l’un des facteurs qui frappe le plus largement leur survie et leur productivité. Jusqu’à présent, la pluviométrie élevée et régulière du Pays Basque a favorisé sa culture et la forte productivité de cette espèce. Cette situation peut se voir modifier au cours des prochaines années s’il se produit, selon les prévisions dues au changement climatique, une hausse des températures moyennes accompagnée d’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des périodes de sécheresse. Par conséquent, il devient nécessaire d’introduire de nouvelles variétés de pinus radiata plus résistantes face aux effets du changement climatique. Par ailleurs, il demeure notoire que le pinus radiata du Pays basque a été l’un des écotypes qui a le plus souffert en raison de la pénurie d’eau. L’objectif visé est d’introduire des variétés de pinus radiata dont la tolérance face à la sécheresse n’aurait aucune répercussion négative sur la biodiversité existante au Pays Basque puisqu’il s’agirait simplement de remplacer une variété par une autre. La recherche a une importante répercussion pour l’industrie du bois du Pays Basque où le pinus radiata est l’une des principales cultures en raison de son taux de productivité élevé et de la qualité de son bois. Le secteur peut compter sur les variétés les plus adéquates dans le cadre de ses programmes d’amélioration.
Ayant pour objet de simuler le scénario prévu au regard d’une pénurie d’eau majeure et de son impact sur la survie des masses forestières, Mme Nuria De Diego, docteur grâce à la bourse qui lui a été octroyée par le département de l’Environnement, de l’Aménagement territorial, de l’Agriculture et de la Pêche, a évalué aux côtés des spécialistes de NEIKER – Tecnalia et du département de Biologie végétale de l’UPV/EHU, la réponse des divers écotypes ou variétés de pinus radiata provenant de diverses zones climatiques et géographiques du monde face à des situations de stress hydrique. L’étude réalisée a été défendue le 16 février dernier sous le nom de « Réponse à la sécheresse du pinus radiata D. Don et son implication dans les processus de tolérance ». Une partie de la recherche réalisée par Mme De Diego sera publiée prochainement dans l’une des revues les plus importantes qui existent dans le secteur forestier : « Tree Physiology ».

+ d’infos :
http://www.ehu.es/p200-content/es/contenidos/noticia/20120418_pino/es_pino/pino.html

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